Publié : Posted: Mar 27, 2018

Conférence: Bâtiments passifs et zéro énergie

Conférence du 21 mars 2018 à l’ESSACA: Bâtiments passifs et zéro énergie

Il existe plusieurs méthodes de diffusion du savoir, tout dépend de l’objectif à atteindre et de la stratégie qu’opte chaque institution académique pour assurer une formation professionnelle de qualité à ses étudiants. Dans cette appréhension des choses, l’organisation d’une conférence peut venir à point nommé en contexte de partage et d’échanges entre des partenaires et une école avec laquelle ils ont en commun des idées novatrices. Tenir au cours d’une année académique plusieurs conférences au sein de l’ESSACA, relève de la volonté ferme de son administration. La première conférence organisée cette année a eu lieu le mercredi 21 mars 2018 sur le thème : « Bâtiments passifs et zéro énergie » ; avec pour principal intervenant l’architecte-fondateur et partenaire de A2M : Sébastien Moreno-Vacca.

Il faut souligner que Monsieur MORENO-VACCA est également enseignant à l’université libre de Bruxelles qui amorce un partenariat d’échanges avec l’ESSACA. C’est dans ce cadre qu’il a été invité à l’ESSACA, dans le but de partager avec les étudiants, les enseignants et les Institutions publiques, sa connaissance du concept « bâtiments passifs ». Durant son exposé qui a eu pour modérateurs : Messieurs MOUKOKO Cyrille, Architecte et enseignant à l’ESSACA et Jean-Jacques KOTTO Directeur Exécutif de l’ESSACA, on a pu remarquer qu’étaient hautement représentés : les Ministres de l’Enseignement Supérieur, de la Forêt et de la Faune, de l’Habitat et du Développement Urbain sans oublier le représentant du Ministre en charge de l’Industrie.

M. MORENO-VACCA a expliqué comment un bâtiment passif peut prendre en compte le bien-être des générations futures en limitant les dégâts sur l’environnement. Ce concept est né sous le couvert de son cabinet d’architecture A2M en 2000 ; l’objectif est de construire un monde plus viable au travers d’une architecture contemporaine de qualité ayant une grande valeur environnementale. Ledit cabinet créé à Bruxelles est en conformité avec une loi de 2011 en Belgique, entrée en application en 2016 et qui y interdit désormais la construction de bâtiments non passifs. A2M a à son actif depuis sa création la réalisation de plusieurs grands projets mettant en œuvre l’architecture passive, parmi lesquels un projet du Grand Paris et un projet emblématique au Luxembourg.

MORENO-VACCA a également pris l’exemple de la station Elisabeth Polar en Antarctique et de l’Ambassade de Belgique et de la Hollande à Kinshasa pour ne citer que ceux-là. Pour lui, le but de cette conférence est d’enseigner et de pouvoir concrétiser de nouveau projets de cette valeur en Afrique, continent le moins pollueur mais subissant plus d’effets néfastes dû à l’émission des gaz à effet de serre et de la déforestation. Ceci justifie la présence des autorités, qui devaient se charger de relayer auprès de leurs supérieurs hiérarchiques le bien-fondé de cette nouvelle façon de percevoir l’architecture. Le Cameroun est d’ailleurs en bonne voie pour implémenter ce type d’architecture en ce que avant d’installer tout projet architectural, il est désormais obligatoire de faire une étude d’impact environnemental ; c’est de cette manière effectivement qu’A2M procède primordialement.

L’avantage des bâtiments passifs est qu’ils consomment au maximum 10% d’énergie et coûtent le même prix ou parfois moins que l’architecture ordinaire, et de surcroit indépendamment des types de matériaux utilisés. Ces bâtiments sont d’autant plus novateurs qu’ils s’adaptent à tout type de climat.

Cette conférence a été dynamique de par le style de la présentation et les réactions de l’auditoire présent. Les étudiants en sont sortis éclairés sur le sujet en lumière et les représentants de Ministres n’ont pas manqué de rappeler les actions de leurs départements ministériels dans le sens du développement durable. « Bâtiments passifs et zéro énergie » est un concept qui dorénavant pourra faire partie de la démarche architecturale des étudiants formés à l’ESSACA et des enseignants dans leurs manières d’administrer le savoir. Maintenant reste à l’Etat d’en faire son cheval de bataille.

Paulette Erna RIM NKOCK, Communicatrice des Organisations.

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